Santa Cruz de Tenerife 2/2 : Anaga

Le massif d’Anaga – El macizo de Anaga

Sur la commune de Santa Cruz se trouve la « réserve agricole » sur laquelle se trouve plusieurs réserves naturelles. Depuis ses sommets on voit la ville. C’est le massif d’Anaga.

En el municipio de Santa Cruz se encuentra la « reserva agrícola », en la que se encuentran varias reservas naturales. Desde sus cimas se puede ver la ciudad. Es el macizo de Anaga.

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Je suis allé en bus vers le minuscule village de Taborno (photo ci-dessous) perché au cœur du massif. Dans le bus, une grosse majorité de retraité-es et quasiment tous étranger-es qui allaient faire un sentier. Petit à petit on se prépare à son âge qui vient….

Fui en autobús a este pequeño pueblo de Taborno (foto abajo) encaramado en el corazón del macizo. En el autobús, una gran mayoría de jubiladxs y casi todos extranjerxs que iban de senderismo. Poco a poco nos preparamos para nuestra próxima edad….

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Un sentier – un sendero :

Taborno/Valleseco

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Les pissenlits sont bizarres.

Los dientes de león son raros.

Vraiment.

Muy raros.

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Les herbes folles aussi.

Las malas hierbas también.

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L’inconvénient de monter c’est qu’après il faut descendre et là pas qu’un peu.

El inconveniente de subir es que después hay que bajar, y más que un poco.

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C’est très long, trop long, c’est dur mais hormis un extraterrestre vêtu de rouge chez Decathlon et qui montait ma descente presque en courant, je n’ai croisé personne. Pas un bruit humain, solitude totale, canyon, temps long. Un rêve tenace se réalise, celui d’entrer dans un canyon, ces canyons abandonné des dieux et des hommes qu’on voit depuis la route.

Es muy largo, demasiado, es duro, pero aparte de un extraterrestre vestido de rojo en el Decathlon que casi subía mi bajada corriendo, no me encontré con nadie. Ni un ruido humano, soledad total, cañón,  tiempo largo. Un sueño persistente se hace realidad, el de entrar en un cañón, esos cañones olvidados que vemos desde la carretera. I’m por lonesome cow boy, it’s long way from home.

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Ça y est. Les premières cultures, puis la première maison isolée non habitées puis la route et la première maison habitée et donc les premiers aboiements de chiens. Puis le premier groupe de maisons habitées et donc le premier concert de chiens. Là où il y a des hommes qui habitent il y a des chiens qui aboient. C’est plus tard, dans les villes et dans les immeubles neufs qu’on a inventé le digicode et le « chienchien à sa maman et à son papa ».

Ya está. Los primeros cultivos, luego la primera casa aislada y deshabitada, después la carretera y la primera casa habitada y, por tanto, los primeros ladridos de los perros. A continuación, el primer grupo de casas habitadas y, por tanto, el primer concierto de perros. Dondequiera que haya gente viviendo, hay perros ladrando. Más tarde, en las ciudades y en los nuevos edificios, se inventó el código de entrada y « el perrito de su mamá y papá ».

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Une anecdote au passage. Una anécdota de paso.

Moi qui n’est pas de connexion internet sur mon téléphone portable, je découvre chaque jour en observant les différentes facettes de la connexion.

Yo que no tengo conexión a Internet en mi móvil, pero descubro cada día observando las diferentes facetas de la conexión.

Un exemple.

Discussion dans le bus du retour avec une marcheuse belge qui vient de faire le constat qu’elle doit s’acheter de nouvelles chaussures de marche. Alors que le bus passe devant, je lui indique un centre d’accueil de réfugiés d’Afrique de l’ouest qui sont légions aux Canaries, vu la proximité de ce bout d’Europe avec le continent africain (250km).

Trop tard.

Elle n’a pas vu.

Je n’avais pas remarqué qu’elle était à ce moment-là en train de tapoter sur son téléphone.

Étonnamment elle appuie alors sur le bouton d’arrêt du bus alors que nous nous trouvons dans une zone où ne doivent s’arrêter que les gens qui habitent là.

« Au revoir ».

Elle descend et prend la direction contraire au centre de réfugiés.

Le bus repart et je remarque alors 50 m plus loin un magasin spécialisé dans les sports de marche.

J’ai toujours des problèmes pour trouver un magasin de chaussure de marche.

Un ejemplo.

Charlo en el autobús de vuelta a casa con una senderista belga que acaba de darse cuenta de que necesita comprarse unos zapatos nuevos para caminar. Al pasar el autobús delante, le hablo de un centro de acogida de refugiados de África Occidental, de los que hay muchos en Canarias, dada la proximidad de esta parte de Europa con el continente africano (250 km).

Demasiado tarde.

Ella no lo vio.

No me había dado cuenta de que estaba tecleando su móvil en ese momento.

Sorprendentemente, pulsa en este momento el botón de parada del autobús, pero estamos en una zona en la que sólo deben parar las personas que viven allí.

« Adiós ».

Se baja y va en dirección contraria al centro de refugiados.

El autobús vuelve a salir y a 50 metros veo una tienda especializada en deportes de senderismo.

Siempre tengo problemas para encontrar una tienda de zapatos para caminar.

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Un autre sentier – otro sendero : Cruz del Carmen/La punta del hidalgo

J’ai remonté du bas de la vallée (et ça grimpe! Et c’est long !) vers le bourg de El Batán en compagnie d’un homme qui était né là et qui en était parti à l’âge de 20 ans pour le travail. D’ailleurs il n’y a plus personne qui habite en bas dans la vallée alors que la route côtoie le sommet. Il gardait la maison familiale avec sa sœur et y venait pour entretenir le jardin potager et la madeleine de Proust.

Subí desde el fondo del valle (¡y es un largo camino!) hasta el pueblo de El Batán en compañía de un hombre que nació allí y se fue a los 20 años a trabajar a la ciudad. Por cierto, en el valle ya no vive nadie, aunque la carretera bordea la cumbre. Se quedó en la casa familiar con su hermana y venía a cuidar el huerto y la magdalena de Proust.

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El pueblito desde arriba – Le petit village depuis en haut

Quand il était enfant ses parents cultivaient des pommes de terres, des fruits qu’on dirait « exotiques », avaient des animaux (poules, chèvres, cochons et même une vache !). Ce n’était pas pour vendre au marché. C’était une agriculture vivrière. La route praticable par les véhicules est arrivé il n’y a pas si longtemps avec les changements économiques introduits par le tourisme de masse puis par l’entrée de l’État espagnol dans l’Europe en 1986 qui a couvert l’Espagne de structures routières.

Cuando era niño, sus padres cultivaban patatas, frutas que llamaremos nosotrxs « exóticas », tenían animales (gallinas, cabras, cerdos e incluso una vaca). No era para vender en el mercado. Era una agricultura alimentaria. La carretera para vehículos llegó no hace mucho tiempo con los cambios económicos introducidos por el turismo de masas y luego por la entrada del Estado español en Europa en 1986, que cubrió España de estructuras de carreteras.

Partout sur les chemins le promeneur est accompagné par des tuyaux en plastique qui descendent vers les cultures et les maisons. À l’inverse de chez nous, les nappes phréatiques ne se trouvent pas en bas mais au sommet où se trouvent ces pluies horizontales des nuages qui y stagnent. Juste avant mon séjour il avait plu et la campagne était verte et fleurie. Mais les paysans du coin craignaient un début de sécheresse inhabituel en ce moment de l’année.

En todos los caminos el caminante va acompañado de tubos de plástico que bajan hasta los cultivos y las casas. A diferencia de aquí, las capas freáticas no están en la parte inferior, sino en la superior, donde se estanca la lluvia horizontal de las nubes. Justo antes de mi estancia había llovido y el campo estaba verde y florido. Pero los agricultores locales temían una inusual aparición de la sequía en esta época del año.

On monte donc il faut descendre. Mais nous on ne le fait pas comme les marchandises. On marche.

Subimos pues luego hay que bajar. Pero nosotrxs no lo hacemos como la mercancía. Andamos.

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Et on remonte.

Y volvemos a subir.

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Et enfin j’ai vu la Punta del Hidalgo au bord de la mer.

Y por fin llegué a ver La Punta del Hidalgo a orillas del mar.

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Au bord il y a des plantations de bananes, très courantes sur le marché espagnol. Au bord plus loin, l’immobilier du boom du tourisme de masse. De loin je pensais que la ville haute était pour les gens d’en bas alors que le bord de mer en bas était pour les gens d’en haut. Mais pas du tout. En bas se retrouve le tourisme des gens d’en bas (dans les appartements HLM) et en haut un tourisme de maison entière, de « chalet » comme on dit en castillan.

En la orilla hay plantaciones de plátanos, muy comunes en el mercado español. A orillas un poco más lejos, los edificios del boom del turismo de masas. Desde lejos pensé que la ciudad de arriba era para la gente de abajo mientras que la de abajo era para la gente de arriba. Pero no es así. La parte de abajo del pueblo es para el turismo de abajo (en pisos de bajo coste) y arriba está el turismo de toda una casa, de « chalet » como se dice en castellano.

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La Punta del Hidalgo vie des serres de plastique des bananeraies.

La Punta del Hidalgo vive de los invernaderos de plástico de los plataneros.

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Il y a un phare en kryptonite blanche – Hay un faro de kriptonita blanca.
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Mais ici pas beaucoup de sable et il est noir. Et les alizés amènent des nuages en permanence.

Pero aquí no hay mucha arena y es negra. Y los alisios traen nubes sin cesar.

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C’est pas moche, c’est pas beau. Il y a pire (à quelques encablures le village de Bajamar qu’on ne voit pas sur la photo).

No es feo, no es bonito. Hay cosas peores (a poca distancia, el pueblo de Bajamar, que no vemos en la foto).

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Et la mer y est déchaînée. Il y a peu de touristes.

Y el mar es bravo. Hay pocoxs turistas.

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Autre sentier  Otro sendero : El Bailadero/Taganana/Benijo

Ce coup-ci je suis parti du sommet, de El Bailadero puis ai descendu vers Taganana.

Esta vez empecé desde la cima y bajé hasta Taganana.

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C’est un village mignon et sans plage.

Es un pueblo cuco y sin playa.

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Puis je suis passé au village d’à côté, Almáciga.

Luego fui al pueblo de al lado, Almáciga.

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Vue depuis Benijo – Vista desde Benijo
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Plage de surfeur.

Playa de surfista.

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Et juste après se trouve..

Y justo después se encuentra… 

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la page de Benijo.

la playa de Benijo.

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Une réflexion au sujet de “Santa Cruz de Tenerife 2/2 : Anaga

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