Le flâneur à Madrid – callejeando por Madrid (II)

Deuxième partie de la looooongue carte postale de notre voyage à Madrid
La seguna parte de nuestra laaaaarga postal del viaje a Madrid

L’État espagnol a toujours été admiratif de la Culture française (avec un « c » majuscule), ou du moins de ce qu’elle veut bien en voir ou fantasmer
El Estado español siempre admiró la Cultura francesa (con una « c » mayúscula), o por lo menos de lo que le interesa ver o fantasear.

Au chapitre des réussites, citons cette extension du musée d’art contemporain Reina Sofía imaginée par l’architecte Jean Nouvel.
En este campo podemos citar el éxito de esta extensión del museo de arte contemporáneo Reina Sofía, ideada por el arquitecto Jean Nouvel.
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Este mismo museo Reina Sofía contiene obras maestras, entre otras el Guernica de Picasso que vale la pena ver en la realidad.
Ce même musée Reina Sofía contient des oeuvres majeures, entre autres le Guernica de Picasso qui vaut la peine d’être vu en vrai.

Pero es también el típico museo internacional de arte contemporáneo. Presenta esencialmente obras de autores cotizados – « bancable » se diría en inglés – (Picasso, J. Gris, Miró, etc.). Nada original, todos reconocidos por el público.
Sí, en la planta baja hay exposiciones temporales que me parecen algo distintas pero presentan pocos artistas.
Mais c’est aussi le typique musée international d’art contemporain. Il présente essentiellement des auteurs côtés – « bancable » dirait-on en anglais –  (Picasso, J. Gris, Miró, etc.). Rien d’original, tous reconnus par le grand public.
C’est vrai aussi qu’au rez de chaussée il y a des expos temporaires qui me semblent un peu différentes mais elles présentent peu d’artistes.

Para darse cuenta de lo típico del Reina Sofía, vale ir a un museo medio abandonado, con pinturas clásicas españolas (Goya, Velázquez, etc.), el Museo Real Academia de Bellas Artes de San Fernando (calle de Alcalá), muy distinto del Reina Sofía pero también de Beaubourg (Paris), o del museo de arte contemporáneo  Berardo (Lisbonne), por ejemplo.
Pour se rendre compte du côté typique du reina Sofía, il peut être utile d’aller dans un musée à demi abandonné, avec des peintures classiques espagnoles (Goya, Velázquez, etc.), le musée Royal des Beaux Arts de San Fernando (rue d’Alcalá), très différent du Reina Sofía mais aussi de Beaubourg (Paris), du musée d’art contemporain Berardo (Lisbonne), par exemple.

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Ahi se pueden encontrar banquetas en casi todas las salas. El visitante puede descansar o tardar ante un cuadro. Quizás tenga que ver con la ausencia, al tratarse del género humano, de la idea de « flujo » en la época en la que se rehabilitó el museo.
Là on peut trouver des banquettes  dans presque toutes les salles. Le/la visiteur/euse peut se reposer ou prendre du temps face à un tableau. Peut-être est-ce en rapport avec l’absence – appliquée au genre humain – de l’idée de « flux » à l’époque où le musée fut réhabilité

Claro que hay un aspecto « moderno » que recuerda algunos viejos opus de James Bond, o sea que fue moderno hace ya bastante tiempo.
Bien sûr il y a un aspect « moderne » qui rappelle quelques vieux opus de James Bond, c’est à dire qui fut moderne il y a maintenant pas mal de temps.

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Y hay escaleras que se pueden subir o bajar y no un circuito calibrado para que el mogollón que sale no estorbe al mogollón que entra.

Et il y a des escaliers qu’on peut monter ou descendre et non un circuit calibré pour que la foule qui sort ne gêne pas celle qui entre.

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Demasiadas obras y a veces maestras (Goya, Zurbarán, etc.) necesitarían una restauración ya que son casi negras.

De trop nombreuses oeuvres et pas des moindres (Goya, Zurbarán, etc.) auraient besoin d’une restauration car elles sont presque entièrement noires.

Aquí abajo un jueguecito sin mayor importancia con una sombra

Ci-dessous un petit jeu gratuit avec une ombre.

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Tiens ! Ci-dessous une image d’une participante à la « manif pour tous » en France.

Mira. Aquí abajo una imagen de una participante a las manifestaciones integristas contra el matrimonio para todos en Francia !

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Otro tipo de museo « moderno » es decir coetáneo – en el vocabulario actual « contemporáneo » – es el « Conde Duque », llamado así, sin más, como « Beaubourg » o el « moma ». Un antiguo cartel rehabilitado sitiado calle Duque, detrás de Plaza de España.

Un autre type de musée « moderne » c’est à dire « contemporain » dans le langage actuel, c’est le « Conde Duque », appelé ainsi, sans plus de précision, comme « Beaubourg » ou le « Moma ». Une ancienne caserne réhabilité rue Conde Duque, derrière la Place de l’Espagne.

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Un patio gigantesca y vacío.

Une cour gigantesque et vide.

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Espacios interiores gigantescos y… vacíos.

Des espaces intérieurs gigantesques et… vides.

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Con dos exposiciones : una de fotografías, minúscula aunque interesante,

Avec deux expos : une de photos, minuscule bien qu’intéressante,

Y otra titulada « herreros » de un brasileño llamado Sérgio Guerra que intenta darle empaque a Angola usando bonitas imágenes, que se pueden comparar con imágenes publicitarias, basadas en el indestructible mito del buen salvaje. Y todo eso con el dinero público de este país arruinado por decenios de guerra y que intenta ocupar un espacio en la globalización. También le ayuda un ego muy presente:se le ve en todas partes con la mantra « qué suerte tienen los pobres que no necesitan nada del mundo actual para ser felices y guapos » (sobre todo cuando uno tiene último material de grabación y varios 4X4 !)

Et une autre intitulée « Héritiers »  d’un brésilien nommé Sérgio Guerra, une sorte de beauf à la Cabu, qui essaye de donner une belle importance a l’Angola en utilisant de belles images assimilables à de la publicité, basées sur l’indestructible mythe du bon sauvage. Et tout ça avec l’argent public de ce pays ruiné par des décennies de guerre et qui cherche à occuper un espace dans la mondialisation. Le photographe est aidé par un ego très présent : on le voit partout avec la rengaine du « quelle chance ont les pauvres qui n’ont rien besoin du monde actuel pour être heureux et beaux » (surtout quand soi-même on un matériel audiovisuel dernier cri et plusieurs 4×4 !)

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De paso, porque pilla cerca, fuimos a la casa-museo Cerralbo.

Au passage – on était pas loin – on est allé à la maison musée Cerralbo.

Y nos lo pasamos bien.

Et on s’est bien amusé.

El dueño era un marquesito carlista (integrismo política)…

Le proprio était un petit marquis « carliste » (intégrisme politique du XIX°)…

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que tenía bastante mal gusto:

qui avait un assez mauvais goût :

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Y allí nos entretuvimos en los espejos.

Primero en los espejos fotográficos. « Por favor, can you take me heiheihei » (enseñando la cámara))

Et là nous on s’est amusé dans les miroirs.

Tout d’abord dans les miroirs photographiques: « Por favor, can you take me heuheuheu » (en montrant l’appareil photo)

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Estoy en la imagen, luego existo (ergo sum) !

Je suis dans l’image, donc j’existe (ergo sum) !

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Luego si tenéis un ego demadiado grande para un espacio demasiado pequeño, tomad el ejemplo del uso del espejo por el marquesito :

Ensuite, si vous avez un ego trop grand pour un espace trop petit, prenez exemple sur l’usage du miroir par le petit marquis :

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Antes, en la RENFE francesa (SNCF), había en los compartimentos un espejito en la pared encima del respaldo y enfrente había otro. Daba una idea espacial del infinito que daba vértigo (¡en un espacio super reducido!)

Avant, dans les compartiments SNCF, il y avait des petits miroirs sur les parois au dessus des sièges et en face pareil. Ça donnait une idée spatiale de l’infini qui donnait le vertige (dans un espace super réduit !)

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¿A que da vértigo todas estas perspectivas? ¿A que nos pierde? Por ejemplo, ¿has visto que estoy un uno de los espejos?

Pas vrai que ça donne le vertige ? Pas vrai que ça paume? Par exemple, tu as vu que j’étais dans un des miroirs ?

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Bueno. Empecé diciendo (AQUI) que no me gusta Madrid. Me gusta ahora un poco más pero no tanto. Y sigo sin saber porqué. ¿Qué le vamos a hacer? Aunque uno vuelve a su punto de partida, no quita que el paesíto fue agradable.

Bon. J’ai commencé en disant (ICI)  que je n’aime pas Madrid. J’aime cette ville un peu plus mais pas tant que ça. Et je continue à ne pas savoir pourquoi. C’est pas grave. Bien que je sois revenu au point de départ, il n’en reste pas moins que la promenade fut agréable.

Une réflexion au sujet de “Le flâneur à Madrid – callejeando por Madrid (II)

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