Princesas de lo posible – princesses du possible

la película por si misma vale la pena : « entre crónica y teatro, Mi abuelo lanzaba cuchillos nos adentra en la vida de una familia del circo. Una historia de herencia, de transmisión, de recuerdos y de porvenir por inventar »

Le film en lui-même vaut le détour : « entre chronique et théâtre, Mon grand-père lançait des couteaux nous plonge dans la vie d’une famille de cirque. Une histoire d’héritage, de transmission, de souvenirs et d’avenirs à inventer »

princesa2La proyección confirmó mi entusiasmo desde ya hace años, que « las chicas » son arrasadoras. Van por la vida como si nada y luego te sacan proezas fenomenales que te dejan boquiabierto.

La projection a confirmé mon enthousiasme depuis pas mal d’années, à savoir que « les filles » ont un talent qui en impose. Elles vivent normalement parmi nous, comme si de rien n’était, et ensuite elles sortent de leur chapeau une prouesse extraordinaire qui te laisse pantois.

Conocí el trabajo de una, Isabelle Taveneau, con una peli documental sobre mujeres que explicaban que por qué no tenían hijos. Sigo recordando la peli a pesar de los años, igual porque estaba yo tan lejos de aquella problemática.

J’ai connu le premier travail de l’une, Isabelle, avec un film documentaire sur des femmes qui expliquaient pourquoi elles n’avaient pas d’enfant. Ça m’avait marqué peut-être parce que j’étais si éloigné de cette problématique.

El primer trabajo que conocí de la otra, Odile Mendez Bonito Magniez, fue cuando se grabó a sí misma en todas ocasiones poniéndose al desnudo. Hasta aquella ocasión no había caído yo en que cuanto más una se deja ver, más misteriosa queda. Un poco sobre el estilo de este corto.

Le premier travail que j’ai connu de l’autre, Odile Mendez Bonito Magniez, fut quand elle s’est fimée elle-même en toutes occasions en se mettant à nue.  Jusqu’à ce moment-là je n’avais pas compris que plus on se laisse voir, plus le mystère s’épaissit. Un peu dans le style de ce court-métrage.

princesa3Montaron con otra amiga, Zoé, un proyecto internet « 100 días » que juntó a más de cien directorxs de cine, dibujantes, artistas, sin barrera de nacionalidad, que le permitía a toda aquella gente expresarse cada día sobre una definición nueva de la política durante los cien días anteriores a las elecciones presidenciales. Y todos esto asociadas con las numerosas personas que trabajan lejos de los focos y que permiten que los proyectos se concreten.

Avec une autre amie, Zoé, elles ont monté un projet internet « 100 jours » qui associa plus de cent réalisateurs et réalisatrices, des dessinateurs, des artistes, sans barrière de nationalité, projet qui donnait la possibilité à tous ces gens-là de s’exprimer chaque jour sur une redéfinition de la politique pendant les cent jours qui précèdent les élections présidentielles. Et tout ça en travaillant avec les nombreuses personnes de l’ombre qui font que les projets se matérialisent.

No sé si me explico. Juntaron ellas  a más de cien artistas (y no desde París), no solo directorxs sino de varios artes distintos, con profesionales del cine, prescindiendo de las fronteras, para que den en acto otra definición de la política.

J’insiste. Elles ont réuni plus de cent artistes (et pas depuis Paris), pas seulement des réalisateurs et réalisatrices mais aussi des créatrices et créateurs d’autres arts, avec des professionelle.les du cine, en se fichant des frontières, pour réaliser une autre définition de la politique.

***

« Las chicas » son como la gente que les interesa en sus películas, gente normal que hace cosas extraordinarias

« Les filles » sont comme les gens qui les intéressent dans leurs films, des gens normaux qui font des choses extraordinaires.

No. Me equivoco

Non. Je me trompe.

Intentemos ser más preciso

Essayons d’être plus précis.

« Las chicas » son como la gente que les interesa en sus películas, gente extraordinaria que vive entre la gente normal

« Les filles » sont comme les gens qui les intéressent dans leurs films, des gens extraordinaires qui vivent parmi les gens normaux.

Tampoco. Lo vuelvo a intentar.

C’est pas ça non plus. Je réessaye.

En realidad « las chicas » nos demuestran esto:es gente normal, pues extraordinaria.

En fait « les filles » nous démontrent cela : ce sont des gens normaux donc extraordinaires.

 

¿Esto sí que es fuerte, no?

Ça c’est balèze, non ?

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Princesas de lo posible – princesses du possible

« Oui, nous nous sommes trompés, comme tu dis. Mais la grande erreur, cette surestimation de l’homme dont elle procède, est la plus haute conquête de l’esprit humain au cours de son effroyable histoire. A mes yeux, comme à ceux de tant d’autres avant moi, elle compense nos défaillances. Elle fait de cette traînée, de cette poivrote là-bas, un être sans limite. Tous les mendiants sont des princes du possible. »
Georges Steiner, épreuves, 1993

« Sí que nos hemos equivocado, como dices tú. Pero el error mayor, aquella sobreestimación del hombre de la que procede, es la mayor conquista del espíritu humano a lo largo de su espantosa  historia . En mi opinión, como en la de tantos otros antes de mí, compensa nuestros fallos. Hace de aquella prostituta, de esa borracha allí un ser sin límites. Todos estos mendigos son príncipes de lo posible”

Georges Steiner, épreuves, 1993

(la traducción es mía)

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