Moutons – borregos

Ces autocollants sont en général collés dans les rues.

Se pegaron en general por las calles.

mouton2Les personnages « moutons » sont toujours les mêmes et la problématique tourne toujours autour de l’émancipation. J’en ai vu un (vers les centres commerciaux) sur lequel les moutons allaient consommer, un autre (sur une sucette publicitaire) sur lequel les moutons regardaient un panneau publicitaire où était représenté un mouton. Et maintenant celui-là (sur un feu) où les moutons s’arrête au feu rouge.

Los personajes « borregos » siempre son los mismos y la problemática gira siempre alrededor del tema de la emancipación. Vi una pegatina (en un centro comercial) donde los borregos iban a consumir, otra (al pie de un cartel publicitario en la calle) donde los borregos miraban un cartel publicitario donde estaba un borrego. Y ahora ésta (en un semáforo) donde los borregos paran en el semáforo.

mouton3J’ai bien l’impression qu’avec cette mise en abîme, cet effet miroir, le dessinateur veut dénoncer ou moquer l’attitude moutonière, consumériste de la population qui est appelée à se reconnaître dans le mouton.

Intuyo que con esta « mise en abîme », este efecto espejo, el dibujante quiere denunciar ou burlarse de la actitud borrega, consumerista, de la población a quien se le pide que se reconozca en la figura de los borregos

mouton5Le dessinateur le fait-il avec cynisme ? Avec une vraie et saine volonté dénonciatoire du consumérisme et de la soumission ?

¿Lo hace el dibujante por cinismo? ¿Con una verdadera y sana voluntad de denunciar el consumerismo y la sumisión?

Dans le premier cas, je ne discute pas. Il ne sert à rien de discuter avec les cyniques, barricadé.es qu’ils/elles sont dans la jouissance isolante de leur amour de soi.

En el primer caso no quiero debatir. No sirve para nada conversar con los cínicos, atrincherad@s en el goce aislante del amor a si mismo.

mouton6Dans le deuxième cas, ça me rappelle ce court article de Roland Barthes : « le pauvre et le prolétaire » :

En el segundo caso, me recuerda un artículo corto de Roland Barthes : « el pobre y el proletario » (página 23)

« Charlot, conformément à l’idée de Brecht, montre sa cécité au public de telle sorte que le public voit à la fois l’aveugle et son spectacle ; voir quelqu’un ne pas voir, c’est la meilleure façon de voir intensément ce qu’il ne voit pas : ainsi au Guignol, ce sont les enfants qui dénoncent à Guignol ce qu’il feint de ne pas voir. »

« Charlot, conforme al espíritu de Brecht, muestra su ceguera al público de tal manera que el público ve a la vez el ciego et su espectáculo;ver a alguién que no ve, es la mejor manera de ver intensamente lo que no ve : así Guignol [una marioneta de teatro infantil muy famosa], los niños denuncian a Guignol lo que éste finge no ver. »

J’ai bien peur que ces moutons ne fassent pas réagir contre la soumission.

Me temo que esos borregos no  muevan a reaccionar en contra de la sumisión.

En plus je sais que la jouissance est vie quand elle s’accompagne des frustrations nécessaires, genre un certain respect des autres ou la conscience d’être un animal social. Par exemple je suis persuadé que respecter un stop sur la route n’est pas avant tout une affaire de soumission.

Además sé que el goce (en sentido analítico)  es vida cuando viene acompañado de una frustración necesaria, tipo un cierto respeto a los demás o la conciencia de ser un animal social. Por ejemplo tengo la certeza de que cumplir con el stop en la carretera no es ante todo una cuestión de sumisión.

Ce débat me renvoie aux tags que je croisais à Paris dans les années 1980, 90 et qui m’attiraient tant, ceux de l’inconnue d’alors (reconnue aujourd’hui) Miss.Tic. L’érotisme politique ou plutôt la politique érotisée.

Este debate me remite a las pintadas con las que me topaba en París en los años 1980 y 90 et que me llamaba tanto la atención, las de una desconocida (ahora reconocida) Miss.Tic. El erotismo político o más bien la política erotizada. Es difícil de comprender para un hispanohablante porque el texto está basado en juegos de palabras, a menudo del vocabulario callejero.

mouton7 « cómo callar cómo decir »

Je soupçonne que l’artiste des moutons est un garçon dont la pensée trop cérébrale l’empêche pour l’instant de découvrir sa propre expression politique.

Me temo que el artista de los borregos sea un muchaco cuyo pensamiento todavía demasiado cerebral le impide descubrir su propia expresión política.

On verra.

Ya veremos.

***

Pour finir un clien d’oeil à des moutons pas soumis du tout et à l’humour jubilatoire, ceux de la BD « le génie des alpages » de F’Murrr

No os cuento nada sobre este cómics que no existe en castellano, creo

mouton8Vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir

2 reflexions sur “Moutons – borregos

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