Limoges

En ce mois d’avril 2026 j’ai pris le TER pour aller à Limoges où j’avais fait mon service militaire il y a… il y a… il y a (mon dieu !) 40 ans !

En este mes de abril de 2026, tomé el TER (cercanías) para ir a Limoges que está a dos horas de tren de Poitiers, en el centro de Francia en la región « Limousin », donde había hecho la mili hace… hace… hace (¡Dios mío!) ¡40 años!

Je me souvenais bien de la gare, cet énorme sexe masculin dressé qui veille un bâtiment massif a un sein.

Recordaba bien la estación, ese enorme pene erigido que vigila un edificio macizo con una teta.

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En sortant je me suis souvenu que, dans la rue en face de la gare, j’étais allé voir au cinéma la version longue du film « le grand bleu ».

Al salir, recordé que, en la calle frente a la estación, había ido al cine a ver la versión larga de la película «El gran azul».

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Il y a bien un cinéma dans cette rue mais…

Sí que hy un cine en esta calle, pero…

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ni son nom ni son apparence très « années 30 » ne me disait rien.

ni su nombre ni su aspecto muy de « los años 30» me decían nada.

Par la suite je me suis aperçu que mes souvenirs de Limoges n’était que des mots et pas des images.

Más tarde me di cuenta de que mis recuerdos de Limoges no eran más que palabras, y no imágenes.

Tant pis, c’est sûr, il y aurait bien des choses à voir, bien des images à glaner. 

Da igual, seguro que habría muchas cosas que ver, muchas imágenes que recolectar.

Photographions donc en flânant.

Así que fotografiemos mientras paseamos.

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À l’office de tourisme on m’apprit qu’il y avait deux centres historiques à Limoges.

En la oficina de turismo me dijeron que había dos cascos antiguos en Limoges.

Le premier autour de la cathédrale. C’est un centre historique médiévale tout refait, tout pourléché pour le tourisme.

El primero, alrededor de la catedral. Es un casco antiguo medieval totalmente restaurado y relamido para el turismo.

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À l’entrée de la cathédrale…

En la entrada de la catedral…

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se trouve ce message :

se encuentra este mensaje:

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d’où il ressort que les pauvres ont le privilège de ne pas être riches.

de lo que se desprende que los pobres tienen el privilegio de no ser ricos.

Parfois la persistance des inepties me fatigue.

A veces me cansa la persistencia de las estupideces.

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Heureusement qu’il reste les couleurs que nous offre la lumière.

Menos mal que nos quedan los colores que nos ofrece la luz.

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Dans ce même mini centre historique on trouve le « musée de la résistance ». J’y suis allé pour voir comment il traitait « l’affaire Guingouin » que j’avais connu par des camarades limougeauds qui avaient beaucoup bataillé pour la réhabilitation de ce militant communiste. Georges Guingouin avait été le chef (le « préfet du Limousin ») de la résistance sous l’occupation allemande dans ce Limousin, seule région avec la Corse qui s’était libérée toute seule. Il avait été broyé par le stalinisme triomphant après la Libération, qui avait voulu effacer sa mémoire.

En ese mismo diminuto casco histórico se encuentra el «Museo de la Resistencia». Fui allí para ver cómo abordaba el «caso Guingouin», del que me habían hablado unos compañeros de Limoges que habían luchado mucho por la rehabilitación de este militante comunista. Georges Guingouin había sido el jefe (el «prefecto del Limousin») de la resistencia bajo la ocupación alemana en el Limousin, única región, junto con Córcega, que se había liberado por sí sola. Había sido aplastado por el estalinismo triunfante tras la Liberación, que había querido borrar su memoria.

J’ai retenu aussi que le pouvoir immense de sa guérilla venait du fait que c’était eux qui fixait un bon prix pour les produits agricoles et les collabos devaient payer ce prix ou mourir. D’où le soutien de la population limousine à la Résistance.

También recordé que el inmenso poder de su guerrilla se debía a que eran ellos quienes fijaban un buen precio para los productos agrícolas y los colaboracionistas con los nazis (los « collabos ») tenían que pagar ese precio o morir. De ahí el apoyo de la población de la región de Limousin a la Resistencia.

Je me souviens aussi qu’un jour, en manœuvre, pendant le service militaire, le lieutenant nous avait demandé de choisir dans un bouquin le chant de l’escadron. J’avais vu qu’il y avait « le chant des partisans ». J’avais commencé à le fredonner. Quand l’officier avait vu que tous les bidasses commençaient à le chanter (mémoire familiale !), il avait coupé court et nous avait imposé un chant stupide qui parlait de mourir connement dans le soleil couchant en pleurant notre maman. Un chant qui ressemble à ça :

También recuerdo que un día, durante unas maniobras en el servicio militar, el teniente nos pidió que eligiéramos de un libro el himno del escuadrón. Vi que estaba «La canción de los partisanos». Empecé a tararearla. Cuando el oficial vio que todos los reclutas empezaban a cantarla (¡memoria familiar!), lo cortó de raíz y nos impuso una canción estúpida que hablaba de morir como un tonto bajo la puesta de sol mientras llorábamos por nuestra madre. Una canción que suena así:

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Par la suite j’avais lu ce livre :

Después leí este libro:

Grâce à internet on trouve aujourd’hui bien des documents sur lui, ce qui n’était pas le cas en 1988.

Gracias a Internet, hoy en día se pueden encontrar muchos documentos sobre él, algo que no ocurría en 1988.

Toute mon admiration pour toi, camarade Guingouin !

¡Toda mi admiración para ti, camarada Guingouin!

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Le musée est classique et bien fait. L’abondance d’écrit doit rebuter les plus jeunes mais les prof-es sont là pour leur imposer de s’intéresser à leur propre histoire.

El museo es clásico y está bien hecho. La abundancia de texto puede desanimar a los más jóvenes, pero los profesores están ahí para obligarlos a interesarse por su propia historia.

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Il y avait de vrai-es fascistes y…

Había fascistas de verdad et…

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quelques « terroristes ».

algunos « terroristas ».

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Dans le petit centre ville autour de la cathédrale il y a aussi un musée des beaux-arts qui vaut le détour.

En el pequeño centro de la ciudad, alrededor de la catedral, también hay un museo de bellas artes que merece la pena visitar.

À l’entrée se trouvent quelques beaux vitraux non religieux.

En la entrada hay unas bonitas vidrieras de temática no religiosa.

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Pus une salle entière issue du pillage de l’Égypte pharaonique.

Luego una sala entera roveniente del saqueo del Egipto faraónico.

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Toujours contemporain ! ¡Sigue siendo contemporáneo!

Quelques salles du moyen-âge.

Algunas salas de la Edad Media.

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Les paroles du diable sont jouissives
Las palabras del diablo son una delicia
Le monde à l’envers – El mundo al revés

On y trouve quelques Renoir, qu’en général je trouve cucul parce qu’on les trouvait sur les boîtes dégoulinantes des bons sentiments de Noël et de mauvais chocolats. Mais un m’a plu :

Hay algunos Renoir, que por lo general me parecen cursis porque solían aparecer en cajas chorreantes de buenos sentimientos navideños y chocolates de mala calidad. Pero uno me ha gustado:

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On y trouve aussi l’inévitable Sorolla, qui a peint un tableau par jour minimum pendant sa longue existence. Celui-ci est mineur mais sa technique reste époustouflante.

También está el inevitable Sorolla, que pintó al menos un cuadro al día a lo largo de su larga vida. Éste es un cuadro menor, pero su técnica sigue siendo impresionante.

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détail du groupe des personnages
Detalle del grupo de personajes

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Mon inculture a fait de belles découvertes.

Mi incultura se topó con bonitos descubrimientos.

 

Suzanne Valadon :

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Avec ce fameux trait noir qui souligne et qu’exaltait Salvador Dalí contre ses contemporains (dans « la vie secrète de Salvador Dalí »).

Con aquel famoso trazo negro que subraya y que ensalzaba Salvador Dalí contra los pintores coetáneos (en «La vida secreta de Salvador Dalí»).

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David Ossipovitch Widhopff :

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Mais la grande nouveauté pour moi…

Pero la gran novedad para mí…

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quand on monte à l’étage, c’est…

cuando subimos a la planta superior, es…

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Les émaux – Los esmaltes

Un émail, des émaux. Une des spécialités historiques de Limoges. L’inconvénient c’est que, le plus souvent,  ils sont de petite taille. Mais j’avais le temps et m’y suis attardé. Grand bien m’en a pris !

Una de las especialidades históricas de Limoges. El inconveniente es que, por lo general, son de pequeño tamaño. Pero tenía tiempo y me quedé a contemplarlos. ¡Y no me arrepentí!

Il y en a sur des supports divers et variés (plats, bijoux, tableaux, vases…), sur des thèmes religieux ou mythologiques ou de la vie courante, il y en a des anciens comme des contemporains. La plupart sont en couleur mais le noir et blanc produit aussi son effet. Voyons en quelques uns.

Los hay en soportes de todo tipo (platos, joyas, cuadros, jarrones…), con temas religiosos, mitológicos o de la vida cotidiana; hay tanto obras antiguas como contemporáneas. La mayoría son en color, pero el blanco y negro también tiene su encanto. Veamos algunas.

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Pour aller à l’autre centre historique on doit traverser des artères très larges et sans charme.

Para llegar al otro ccasco antiguo hay que cruzar avenidas muy anchas y sin encanto.

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Ce deuxième centre ville, beaucoup plus grand et fréquenté que l’autre,  est entièrement gentrifié. On le voit à l’état impeccable des maisons notamment celles à colombages, à la piétonisation de certaines rues, au type de magasin plutôt cher à très cher avec quelques boutiques spécialisées dans les métiers d’art, aux gens qui font leur marché.

Este segundo centro urbano, mucho más grande y concurrido que el otro, está totalmente gentrificado. Esto se aprecia en el impecable estado de las casas, sobre todo las de entramado de madera; en la peatonalización de algunas calles; en el tipo de tiendas, que van de caras a muy caras, con algunas especializadas en artesanía; y en la gente que hace la compra.

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Un nom de rue a attiré mon attention : « la rue de la boucherie ». Il y avait là un bar où on venait s’étourdir d’alcool pour égayer quelques instants 12 mois d’uniforme et d’humiliations.

Un nombre de calle me llamó la atención: «la calle de la carnicería». Allí había un bar al que íbamos a emborracharnos para alegrar, aunque fuera por unos instantes, doce meses de uniforme y humillaciones.

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Mais je n’ai rien reconnu visuellement. Là non plus. Alors que je saurais encore aujourd’hui me repérer les yeux bandés dans la caserne limougeaude qui, soit dit en passant, a été transformée en logements publics.

Pero no reconocí nada visualmente. Tampoco allí. Y eso que hoy en día aún sabría orientarme con los ojos vendados en el cuartel de Limoges, que, por cierto, se ha transformado en viviendas sociales.

Mais il y a de belles choses à voir dans ce quartier.

Pero hay cosas bonitas que ver en este barrio.

Un disciple anonyme de Picasso :

Un discípulo anónimo de Picasso:

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une magnifique petite chapelle Saint Aurélien :

Una preciosa capilla de San Aureliano:

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La basilique Saint Michel des Lions qui offre la particularité d’avoir ses vitraux, non pas sur les côtés mais à l’avant et à l’arrière (au chevet). Et l’entrée et le clocher surle côté.

La basílica de San Miguel de los Leones, que tiene la particularidad de que sus vidrieras no se encuentran a los lados, sino en la parte delantera y trasera (en el ábside). Y las entrada y el campanario en el costado

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Une chouette BD.

Un cómic muy chulo.

Et une bien belle journée touristique.

Y una buena jornada turística para mí.

2 reflexions sur “Limoges

  1. Marga

    Muy interesante.
    ¿Es mi navegador o a partir de David Ossipovitch Widhopff hay problemas con los enlaces y no se pueden ver las fotografías?

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