Guatemala 3/3

Beaucoup plus de textes que pour les autres articles. Normal : les souvenirs ne sont pas forcément photographiés ou photographiables

Mucho más texto que los otros artículos. Normal: no siempre se saca o se puede sacar fotos de los recuerdos.

Por otra parte siento mucho darle tanta importancia al tema de la inseguridad. Esto no quita que Guatemala es el país que más nos maravilló.

Par ailleurs je regrette beaucoup de donner tant d’importance au thème de l’insécurité. Cela ne m’empêche pas de penser que le Guatemala est le pays qui nous a le plus émerveillé.

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¡Vamos!

 

Allons-y !

 

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Je me souviens que je ne comprenais pas cette insistance à me donner un point cardinal pour me repérer en ville (« le volcan est au sud ! ») ce qui est étranger aux repères dans l’espace des européen.nes. Puis j’ai enfin compris que le plan en damier des villes américaines (j’ai dit américaines, pas étasuniennes, donc Guatemala inclus) est souvent construit en respectant les axes des quatre points cardinaux.

Me acuerdo que no comprendía esa insistencia para darme los puntos cardinales para que pueda orientarme en la ciudad (« El volcán está al sur ») lo que es ajeno a las referencias en el espacio de lxs europexs. Luego comprendí por fin que el plano en parrilla de las ciudades americanas (he dicho americanas y no estadounidenses, así que Guatemala también) está construido respectando a menudo los ejes de los puntos cardinales.

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Je me souviens que j’ai compris d’un seul coup certains dialogues des séries « gringas » (des États Unis)  : « il s’enfuit vers le sud !», ce qui ne me viendrait pas à l’esprit et me semblait une bizarrerie typiquement étasunienne.

Me acuerdo que de repente comprendí algunos diálogos de las series gringas : « ¡huye hacia el sur ! » lo que nunca se me ocurriría y lo que me parecía una rareza típicamente estadounidense.

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Je me souviens de l’explication de mon ami C. sur les quatre tours d’angle aux quatre points cardinaux autour des églises catholiques qui reprenaient par syncrétisme la cosmogonie maya qui organise l’univers en fonction de ces quatre directions. Je me souviens que cela a justifié pendant des siècles que les indigènes restent en dehors de l’église puisqu’ils/elles ne pouvaient pas accéder par croyance dans le territoire du sacré ici délimité par les quatre tours.

Me acuerdo de la explicación de mi amigo C. sobre las cuatro torres de ángulo en los cuatro puntos cardinales alrededor de las iglesias católicas que imitaban por sincretismo la cosmogonía maya que organiza el universo en función de estas cuatro direcciones. Me acuerdo que eso justificó durante siglos que lxs indígenas se quedaran fuera de la iglesia ya que no podían por creencia acceder al territorio sagrado, aquí delimitado por las cuatro torres.

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Je me souviens que les deux guides que nous lisions n’arrêtaient pas d’insister sur l’importance d’aller dans telle zone et pas dans telle autre, de prendre tel type de taxi et de déconseiller tel autre, de choisir telle compagnie de bus et de pas prendre telle autre.

Me acuerdo que las dos guías que leíamos no dejaban de insistir sobre la importancia de ir por tal zona y no por tal otra, de tomar tal tipo de taxi y desaconsejar tal otra, de escoger tal compañía de autobuses y no elegir tal otra.

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Je me souviens des deux jeunes touristes françaises sur l’embarcadère de Río Dulce…

Me acuerdo de estas dos turistas francesas en el embarcadero de Río Dulce

guatemala-atlantico_rio_dulce6… qui ne parlaient pas espagnol et n’avaient pas vu que les sites étaient protégés par des hommes en armes (il existe notamment une très officielle « police du tourisme »). Comment n’avaient-elles pas perçu que le tourisme au Guatemala est un tourisme sous escorte ? Sortir à toute heure et sans grand danger leur apparaissait comme normal, banal, et elles ne pouvaient pas comparer avec l’insécurité existante autour des ces itinéraires touristiques protégés.

… que no hablaban castellano y no había visto que los sitios turísticos estaban protegidos por hombres armados (existe por ejemplo una muy oficial « policía de turismo). ¿Cómo era posible que no hubieran percibido que el turismo en Guatemala es un turismo con escolta ? Salir a cualquier hora y sin peligro les parecía normal, banal, y no podían comparar con la inseguridad imperante alrededor de estos itinerarios turísticos protegidos.

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Je me souviens dans la capitale, Ciudad Guatemala (que tout le monde nomme « Guate »)

Me acuerdo en la capital, Ciudad Guatemala (que todo el mundo llama “Guate”)

– des grilles devant quasiment tous les petits magasins :

– de las rejas delante de casi todos las tiendas pequeñas:

guatemala-guate171 guatemala-guate122– des gardes armés devant les magasins qui en ont les moyens :

– de los guardas armados delante de las tiendas que tienen suficientes recursos económicos:

guatemala-guate179 guatemala-guate177 guatemala-guate169 guatemala-guate52 guatemala-guate42– des fils de fer barbelés à toutes les arêtes de tous les murs extérieurs :

– de las alambres de púas en todas las aristas de todos los muros exteriores:

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Je me souviens avoir aperçu dans la campagne d’El Remate un camion sans aucune indication sur ses flancs. Je me souviens que, sur le siège passager, un homme était armé d’un fusil qu’il portait façon diligence dans les western du far west.

Me acuerdo de divisar en el campo de El remate un camión que venía sin indicaciones en los costado. Me acuerdo que el sillón del pasajero del camión lo ocupaba un hombre armado con un fusil y que lo llevaba a la manera de las diligencias en las películas del oeste lejano

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Je me souviens de lire chaque jour fasciné un quotidien populiste « Nuestro diario » (beaucoup de photos et peu de textes, quelques femmes en tenue légère, du foot) spécialisé dans le récit des homicides du jour. Facile ! Il y en a entre 15 et 20 … par jour ! Et le plus souvent par balle.

Me acuerdo que leía a diario, fascinado, un diario populista « Nuestro diario » (muchas fotos y poco texto, algunas que otras mujeres con ropa ligera, fútbol) especializado en el relato de los homicidios del día. ¡Está chupado! Hay entre 15 y 20 homicidios…. al día. Y lo más a menudo de balazos.

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Je me souviens de notre premier jour. Nous sommes allés à l’événement hebdomadaire de Guate: « pasos y pedales ». En gros une grande artère du centre ville est fermée à la circulation pour que les gens déambulent, promènent le chien, fassent de la gymnastique… Nous on voyait pas l’extraordinaire de la chose. En fait c’est l’événement car, grâce à la présence tous les 50 m d’un policier municipal (« municipal », donc moins corrompu et violent), la sécurité est assurée et les classes moyennes peuvent flâner dans la rue sans crainte. Ce sera la seule fois de la semaine.

Me acuerdo de nuestro primer día. Fuimos al acontecimiento semanal de Guate:”pasos y pedales”. Más o menos consiste en que se corta el tráfico en una avenida grande del centro para que la gente pueda pasear, sacar al perro, hacer gimnasia… Nosotrxs no veíamos lo extraordinario del asunto. En realidad es todo un acontecimiento porque, gracias a la presencia cada 50m de la policía municipal (“municipal” significa menos corrupta y violenta), se les asegura la seguridad a lxs presentes y las clases medias pueden “flâner”, pasear, curiosear en la calle sin temor. Será la única vez de la semana.

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Je me souviens que le fils V. nous a promené à pied dans la grande artère commerçante et piétonne de Guate, que nous avons pris alors conscience de l’enfermement de la vie quotidienne des autres jours, que des passant.es nous regardaient un peu étonné.es de voir des touristes européen.nes à cet endroit.

Me acuerdo que el hijo V. nos llevó de paseo por una avenida peatonal muy concurrida del centro de Guate, que tomamos conciencia del encarcelamiento de la vida cotidiana de los demás días, me acuerdo que unxs transeúntes nos miraban un poco asombradxs de ver a unxs turistas europexs por estos lares.

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Les bus les plus chers qui relient les villes entre elles, basent leur réputation sur le fait que les passager.es qui montent dans le bus sont fouillé.es systématiquement et qu’en cas de présence d’une arme à feu, elle ne sera restituée à son propriétaire qu’à la fin du voyage.

Los autobuses más caros que relacionan las ciudades distantes, basan su fama sobre el que se registran a lxs pasajerxs que suben al autobús y que, en caso de presencia de un arma de fuego, solo la devuelven a su propietario al final del viaje.

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Je me souviens avoir demandé naïvement pourquoi tant de voitures avaient les vitres teintées, même la vitre de devant. C’est pour que d’éventuels voleurs ne sachent pas qui et combien de personnes se trouvent dans le véhicule.

Me acuerdo haber preguntado muy ingenuamente por qué tantos coches tenían el cristal ahumado, incluso el cristal delantero. Es para que los ladrones no sepan quién y cuántas personas se encuentran el el vehículo.

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Je me souviens dans une conversation avoir saisi que les jours de paie (tous les 15 jours) la ville était encore plus embouteillée que d’habitude car les salarié.es qui vont quotidiennement au travail en bus ou à pied, prennent ce jour-là leur voiture pour éviter de se faire braquer dans la rue.

Me acuerdo que en una conversación pillé el que los días de la paga (cada quince días) la ciudad se queda aún más atascada que de costumbre porque lxs asalariadxs que van diariamente al currelo en autobús o a pie pues ese día vienen con el coche para evitar que se les atraque por la calle.

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Je me souviens avoir soudain compris avec effroi que concrètement chaque famille a été touchée personnellement par le vol, le racket, le meurtre, l’extorsion et une attaque à main armée. Ce qui est froidement logique quand on pense que certaines zones du pays (zone frontalières, la capitale, les routes de la drogue) concentrent l’essentiel des 15 à 20 homicides par jour.

Me acuerdo haber comprendido de golpe y horrorizado que concretamente a cada familia le tocó personalmente un robo, una extorsión, un asesinato y un atraco. Lo que es fríamente lógico si se toma en cuenta que algunas zonas del país (zonas fronterizas, la capital, las rutas de la droga) concentran la mayor parte de los 15 a 20 homicidios al día.

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Je me souviens de ce Monsieur si sympathique et bonhomme qui nous a expliqué que dans son village il n’y avait pas de problème de délinquance puisque quand il y en avait un, ils coupaient le pont (seul accès au village) et qu’ils se chargeaient de faire « disparaître » le problème dans la mer.

Me acuerdo a aquel señor tan simpático y bonachón que nos explicó que en su pueblo no había problema de delincuencia ya que, cuando había, cortaban el puente (único acceso al pueblo) y que se encargaban de hacer “desaparecer” al problema en el mar.

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Me acuerdo que nuestra amiga R. no quiso asustarnos y calló la situación y solo cuando ya todo había terminado nos reveló que el pueblo había sido cercado a la medianoche por la policía y la DEA estadounidense por una descarga de droga desde una avioneta en la playa (el mar estaba a 200 m de nosotrxs) y que al día siguiente, cuando fue a comprar tortillas, le registraron a ella y su coche entero.

Je me souviens que notre ami R. a tu la situation pour ne pas nous apeurer et, seulement quand tout était fini, nous a révélé que le village avait été encerclé vers minuit par la police et la DEA étasunienne pour une histoire de lâcher de drogue depuis un petit avion sur la plage (la mer était à 200m de chez nous) et que le lendemain matin, quand elle a été acheter les tortillas ils l’ont fouillée entièrement, elle et sa voiture.

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Je me souviens avoir souri en pensant à l’expression de la caste française journalisto-politicienne« sentiment d’insécurité ». Quelle vaste fumisterie!

Me acuerdo haber sonreído pensando a la expresión de la casta político-periodística “el sentimiento de inseguridad” aplicado al caso francés. ¡Vaya camelo!

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Je me souviens que le jeune guide de l’enclave noire atlantique de Livingstone, accessible seulement pas bateau, ne voulait surtout pas d’une route qui les relie au reste du pays pour ne pas amener délinquance et trafic de drogue dans cette contrée si proche du Belize et du Honduras.

Je me souviens que son père salvadorien avait fui les combats des années 1980, s’était réfugié au Guatemala, s’était marié avec une Guatémaltèque qui deviendrait la mère du jeune guide. La mère avait émigré ensuite aux États Unis, le père s’était remarié. Notre jeune guide avait deux frères là-bas, chez les Gringos (les « amerloques »), l’un avec papiers et l’autre sans papiers qu’il n’avait pas vu depuis 7 ans.

Me acuerdo que el joven guía de la enclave negra atlántica de Livingston, accesible únicamente con lancha, sobretodo no quería que se construyera una carretera hacia el resto del país para que no traiga delincuencia y tráfico de droga en esta zona tan cerca de Belice y Honduras.

Me acuerdo que su padre salvadoreño había huido los combates de los años 1980 en su país, se había refugiado en Guatemala, se había casado con una guatemalteca que sería la madre del joven guía. La madre luego había emigrado a Estados Unidos, el padre se había casado con otra. Nuestro joven guía tenía dos hermanos allí en EEUU, uno tenía papeles, era legal, y el otro no tenía papeles y no le había visto desde hacía 7 años porque no podía salir de allí.

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Je me souviens qu’à Livingston et à Puerto Barrios, les filles et les femmes noires pilotent aussi les motos.

Me acuerdo que en Livingstone y üerto Barrios las chicas y las mujeres negras conducían las motos.

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Je me souviens d’une remarque : « la véritable émancipation des femmes indigènes se traduira par le fait qu’elles auront droit à avoir les cheveux courts»

Me acuerdo de un comentario:“la verdadera emancipación de las mujeres indígenas se traducirán por el hecho de que las mujeres de aquí tengan el derecho a tener el pelo corto”

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Je me souviens qu’à Puerto San José j’ai vu une banque, el banco Fichosa, qui annonçait en gros caractères, comme argument publicitaire : « encaissez ici vos remesas ». La vidéo humoristique suivante sur la remesa est sous-titrée en anglais.

Me acuerdo que en Puerto San José vi un banco, el banco Fichosa, que rezaba en letras grandes, de argumento publicitario : “cobra aquí sus remesas » (el vidéo humorístico abajo explica la remesa. Muy gracioso)

(y ahora sé lo que son las pupusas salvadoreñas por haberlas comido en Guate)

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Me acuerdo que allí se puede decir « me recuerdo », que un coche es un « carro » y que «coche » significa cerdo, que un.a chica es « un.a patojx » o « un.a chavx », una rubia es « una cancha », un borracho « un bolo », un zumo “un jugo”, la fruta “un fruto”.

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Me acuerdo que nunca conseguí usar el voseo, igual porque no se usa en todos los tiempos verbales y también porque el plural de « vos » es « usted » lo que me cuesta usar cuando no me dirijo a una persona mayor.

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Me acuerdo que Guatemala es la huerta de América central y que allí crece todas las verduras y frutas que conocemos en Europa más una cantidad fenomenal de plantas cuyos nombre y existencia desconocía. Me acuerdo del zapote y los nances.

Je me souviens que le Guatemala est le verger de l’Amérique centrale et qu’il y pousse tous les légumes et fruits que nous connaissons en Europe plus une quantité phénoménale de plantes dont je ne connaissais même pas les noms. Je me souviens des nances et des zapotes.

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Me acuerdo que nuestrxs huéspedes se desesperaban de que no nos gustara el frijol que es el alimento de toda la vida, el alimento que forma parte de la identidad nacional guatemalteca, el frijol de cada día y cada mañana y que sabe a teta. ¡A nosotrxs nos sabía solo a frijol!

Je me souviens que nos hôtes étaient désespéré.es parce qu’on n’aimait pas les haricots noirs identitaires (el frijol), l’aliment de tous les jours, de tous les matins, de toute la vie et depuis tout.e petit.e. Pour nous ça n’avait que le goût des haricots noirs !

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Me acuerdo que conocimos a una princesa fresa que escondía una fuerte tenacidad en la construcción de su futura independencia laboral. ¡Que sepas disfrutarla bien cuando venga el momento!

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Me acuerdo de los diminutos colibris que venían tenaces a beber agua azucarada en aquella terraza del restaurante de El Remate que daba al lago Pentén Itza.

Je me souviens des tous petits colibris qui venaient, tenaces, boire de l’eau sucrée sur cette terrasse de El Remate qui donnait sur le lac Petén Itza.

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Me acuerdo de la costumbre cultural guatemalteca de tratarse con extrema cortesía y afabilidad, muy lejos de los llamamientos rudos a gritos pelados que son la regla en el estado español

Je me souviens de l’habitude culturelle guatémaltèque de se parler de façon extrêmement courtoise et affable, bien loin des rudes hurlements qui sont la règle dans l’État espagnol.

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Me acuerdo que la primera vez que hablé en castellano después de Guatemala fue con una amiga española y que no lo pude evitar:volví a hablar como de costumbre, como si la persona al lado estuviera algo sorda. Y, me da vergüenza : me gustó. Había vuelto a mi casa linguistica.:.

Je me souviens que la première fois que j’ai parlé en espagnol après le Guatemala c’était avec une amie espagnole et que je n’ai pu éviter de parler comme d’habitude, comme si la personne à côté était sourde. Et, j’ai honte : j’y ai pris du plaisir. J’étais revenu à ma maison linguistique…

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Me acuerdo que fue la primera vez en mi vida que vi la planta « cardamomo » que tanto se usa en el café de los países de oriente medio y que me sorprendió tontamente que aquella especia fuera una planta tan bonita y tan común (en Verapaz, primer exportador mundial de cardamomo).

Je me souviens que c’était la première fois de ma vie que je voyais la plante “cardamone” qui s’utilise tant dans le café au Moyen Orient et que j’ai été surpris que cette épice soit une plante si jolie et si commune (dans la région de Verapaz, première exportatrice mondiale de cardamone)

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Je me souviens qu’on a vu l’arbre de Kirikou à El Remate au bord du lac Petén Itza

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Me acuerdo que atravesamos pistas que nos nos atreveríamos a llamar « transitables », que no aparecían en nuestros mapas, en montes alejados de Alta Verapaz, escuchando y coreando « I was made for loving you » y que correspondía bien con la alegría de estar allí y en buena compañía.

Je me souviens que nous avons traversé des pistes qu’on aurait du mal à nommer carrossables, qui n’apparaissent pas sur les cartes, dans des montagnes retirées de Alta Verapaz, en écoutant et chantant « I was made for loving you » et que cela correspondait bien à la joie d’être là et en bonne compagnie.

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Me acuerdo al joven guarda armado indígena de la estación de Flores (en el barrio de Santa Elena) me explicaba que el castellano no era su idioma materno, que su familia (una mujer y un hijo) vivían en Cobán (es decir una tira de horas de autobús con varios cambios), que dejó la escuela en corta edad como todxs, que trabajaba seis días a la semana y 16 horas al día haciendo de guarda en estos 10m cuadrados, que tenía tres días al año de vacaciones más una semana cuando cerraba la empresa una vez al año, que no le gustaba la situación pero que no tenía más remedio.

Je me souviens du jeune garde armé indigène de la gare de bus de Flores qui m’expliquait que l’espagnol n’était pas sa langue maternelle, que sa famille (une femme et un fils) vivaient à Cobán c’est à dire à des heures et des heures de bus avec plusieurs changements, qu’il avait abandonné l’école très jeune comme tout le monde, qu’il travaillait six jours par semaine et seize heures par jour comme garde dans ces seuls 10m carré, qu’il avait trois jours de vacances par an plus une semaine quand l’entreprise fermait, qu’il n’aimait pas sa situation mais qu’il n’avait pas le choix.

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El aparcamiento de la estación de autobuses – le parking de la gare routière

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Me acuerdo haberme fijado en que era cierto el que, cualquier sea la hora y el pueblo, lxs alumnxs siempre están de recreo. Lo que me confirmó un joven que me explicó con muchos detalles lo que resumiría con la idea de que la escuela sirve más para entretener a lxs jóvenes que para enseñarles algo.

Je me souviens avoir remarqué que c’était vrai que, quels que soient l’heure et le village, les élèves sont toujours en récré. Ce que m’a confirmé un jeune qui m’expliqua avec force détails ce que je résumerai par l’idée que l’École sert plus à occuper les jeunes qu’à leur apprendre quelque chose.

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Me acuerdo que nos entró la risa floja cuando nuestra amiga O. nos contó que un miembro du groupe Opus (“Life is life”) que vino a cantar en el Guatemala conservador de los años 1980, provocó un escándalo cuando en el escenario mordió el culo de Miss Guatema que venía a saludarle.

Je me souviens qu’on a eu le fou rire quand notre amie O. nous a raconté qu’un membre du groupe Opus (“Life is life”) qui était venu chanter à la Guatemala conservatrice des années 1980, provoqua un scandale quand sur scène il mordit les fesses de Miss Guatemala qui venait le saluer.

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Me acuerdo que cuando nos instalaron en la que iba a ser nuestra habitación en Guate nuestrxs amigxs nos explicaron como si fuera banal que en caso de terremoto mejor sería quedarnos en esta sala que salir a la calle, que cada 30 años había un terremoto y que ahora tocaba. Me acuerdo que las casas de la capital son casi todas de un bajo y una planta, como mucho dos plantas. Por los terremotos.

Je me souviens que quand nos ami.es nous installèrent dans ce qui allait être notre chambre à Guate, il et elle nous expliquèrent, comme si c’était banal, que en cas de tremblement de terre le mieux serait de rester dans cette pièce plutôt que de sortir dans la rue, car chaque 30 ans il y avait un tremblement de terre et que c’était le moment. Je me souviens que les maisons dans la capitale sont presque toutes basses, d’un seul étage, au plus deux. À cause des tremblements de terre.

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Me acuerdo que el hijo J. nos propuso subir a un volcán, igual uno que permite ver otro en erupción pero al final no pudimos. ¿La próxima vez?

Je me souviens que le fils J. nous a proposé de monter en haut d’un volcan, peut-être un qui permet d’en voir un autre en activité mais à la fin on n’a pas pu. La prochaine fois ?

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Me acuerdo de las risas de mi amigo C. escuchando a “La Paquita, la del Barrio” cantando “rata de dos patas” (vale la pena)

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Me acuerdo que a mí me daba asco tanto lujo, insulso, aséptico, ostentatorio de Cayalá, una loma en las afueras inmediatas de Guate donde una de las 14 familias que poseen el país entero construyó una ciudad completa, iglesia incluida. Me acuerdo de repetir a mijo que la pregunta mejor guardada del mundo, el enigma tabú, es : ¿de donde sacan el dinero? ¿Cómo y quién se creó esta riqueza?

Je me souviens de l’écœurement ressenti devant tant le luxe, sans saveur, aseptisé, ostentatoire de Cayalá, une colline aux alentours immédiats de Guate où une des 14 familles qui possède tout le pays, a construit une villle entière, église comprise. Je me souviens avoir répété à mon fils que la question la mieux gardée du monde, l’énigme tabou, est : d’où sort l’argent ? Comment s’est créée cette richesse et qui l’a créée ?

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Me acuerdo que nos explicó un mestizo que no debía yo usar la palabra “indio” que era insultante sino “indígena”, lo que me confirmó mi amigo. Le expliqué que en mi país era al revés pero que iba a tomar en cuenta el uso guatemalteco.

Je me souviens qu’un métisse nous a expliqué qu’on ne devait pas utiliser le mot « indien » qui était une insulte mais « indigène ». Je lui ai expliqué que dans notre pays c’était le contraire mais que j’allais prendre en compte l’usage guatémaltèque.

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Me acuerdo mi malestar en San Antonio Palopó cuando me di cuenta de que lxs más altxs entre la población me llegaban como mucho a la altura del hombro.

Je me souviens de ma gêne à San Antonio Palopó quand je me suis rendu compte que les plus grand.es parmi la population m’arrivaient au mieux à la hauteur de mon épaule.

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Me acuerdo que lxs indígenas corresponden exactamente a las fotos de mis libros de español cuando estudiaba en el colegio, entre los 11 y 14 años, en los años 1970. No creo que sea una buena noticias para lxs indígenas.

Je me souviens que les indigènes correspondent excatement aux photos de mes livres d’espagnol quand j’étais au collège dans les années 1970. Je ne crois pas que ce soit une bonne nouvelle pour les indigènes.

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Me acuerdo que en San Antonio Palopólo lxs indígenas nos miraban, lxs mirábamos y al final la pregunta era : ¿quién es el raro de quién?

Je me souviens qu’à San Antonio Palopó los indigènes nous regardaient, nous les regardions et à la fin la question était : qui est le bizarre de qui ?

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Me acuerdo que pensaba al principio que la gente me miraba raro, que me preguntaba si era porque tengo canas (poco común allí) y que al final vi que todo el mundo miraba a todo el mundo en los pueblos. Me acordé que en los arrabales de las ciudades grandes en Francia (viví en Joué les Tours) pasaba lo mismo porque todo el mundo conoce a todo el mundo y que allí nunca pasa nada fuera de lo conocido.

Je me souviens que je pensais au début que les gens me regardaient bizarrement, que je me demandais si c’était parce que j’avais des cheveux blancs (pas très courant là-bas) et qu’à la fin j’ai vu que tout le monde regardait tout le monde dans les villages. Je me suis souvenu que dans les « quartiers » de la périphérie des villes (j’ai vécu à Joué les Tours) il se passait la même chose parce que tout le monde connaît tout le monde et qu’il ne se passe jamais grand chose d’inconnu.

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Me acuerdo que lxs indigenas hablan en su idioma maya pero cuentan en castellano.

Je me souviens que les indigènes parlent leur langue maya mais comptent en espagnol

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Me acuerdo que, a imitación de los nombres de las ciudades “Quetzaltenango, huehuetenango, Chichicastenango,  etc.” la ciudad de Panajachel (“Pana” dicen en general los chapines) la llaman a veces « Gringotenango ».

Je me souviens que, sur le modèle du nom de villes “Quetzaltenango, huehuetenango, Chichicastenango, etc.” ils apellent parfois la ville de Panajachel (“Pana” disent en général les Guatémaltèques) “Gringotenango”

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Me acuerdo que en el pick up que nos transportaba de Pana (“Gringotenango”) a San Antonio Palopó éramos lxs unicxs en hablar castellano, los demás hablaban Kakchiquel, uno de los más de 20 idiomas mayas. Me acuerdo que había un borracho que incordiaba y que tanto las mujeres como los hombres le daban golpes cuando se ponía pesado, y yo también,  hasta que ante la protesta general el chófer le dejó en la cuneta completamente aturdido de alcohol. Vimos a más indígenas malamente ebrios, sea la hora que sea.

Je me souviens que dans le pick up qui nous transportait de Pana (“Gringotenango”) à San Antonio Palopó nous étions les seul.es à parler espagnol, les autres parlaient  Kakchiquel, l’une des plus de 20 langues mayas. Je me souviens qu’il y avait un type ivre qui emmerdait tout le monde et que autant les hommes que les femmes lui donnaient des coups quand il devenait trop entreprenant, et moi aussi, jusqu’à ce que, face à la protestation de tout le monde, le chauffeur l’a laissé saoul comme un cosaque dans le fossé. Nous avons vu d’autres indigènes méchamment saouls, quelle que soit l’heure.

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Me acuerdo que hubo ocupación de terreno en Guate. Consiste en ocupar colectivamente un solar y construir malas casas pero lo más rápido posible para obligar a las autoridades a legalizar lo hecho. Me acuerdo que los cómix de Giménez (un dibujante español de los 70) contaban la misma técnica en época de Franco. Me acuerdo que echaron a los okupas unos 400 antidisturbios (vaya cantidad de policía cuando se sabe que hay más guardas privados en el país que policías). Me acuerdo que vimos otra ocupación en Livingston. La defensa de la propiedad privada vale más que las vidas.

Je me souviens qu’il y eu une occupation d’un terrain à Guate. Cela consiste à occuper collectivement un terrain vague sans usage et construire de méchantes maisons mais le plus rapidement possible pour obliger les autorités à légaliser la chose. Je me souviens que les BD de Giménez (un dessinateur espagnol des  années 1970) racontaient la même technique à l’époque de l’Espagne de Franco. Je me souviens qu’il y avait 400 CRS (quelle quantité dans un pays où il y a plus de gardes privés que de policiers). Je me souviens qu’on a vu une autre occupation à Livingston. La défense de la propriété privée vaut plus que les vies.

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Me acuerdo que no vimos nada de los pueblos, habitantes y costumbres mayas  del Altiplano y de Xela (Quetzaltenango) y que – ¡pobre de nosotrxs! – tendremos que volver 😎 .

Je me souviens qu’on n’a rien vu des villages, habitant.es et coutumes mayas de la région Altiplano et de Xela (Quetzaltenango) et que – pauvre de nous – nous devrons revenir 😎 .

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Me acuerdo que se evidenció ante el lago Atitlán este pensamiento : “éste es el lugar del por fin ya hemos llegado”.

Je me souviens d’une pensée évidente face au lac Atitlán : « voilà le lieu du enfin nous sommes arrivé.es« .

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Me acuerdo que en San Marcos de la Laguna (a orillas del lago Atitlán) los menús son en inglés, el precio del terreno no es para Guatemaltecxs de a pie y que la naturaleza verde exuberante se confunde con el color del billete más común en estos lares.

Je me souviens qu’à San Marcos de la Laguna (sur le rivage du lac Atitlán) les menus sont en anglais, le prix des terrains n’est pas pour le commun des Guatémaltèques et  la nature verte exubérante se confond avec la couleur du billet le plus commun dans les parages.

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Me acuerdo que en el libro de cuentos de Don Juan Tomas, las historias cortas son realmente sabrosas, algo verdes, con chispas y un estilo muy afirmado. Lástima:el libro era corto y me supo a poco.

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Me acuerdo que me fascinó esta cadena de televisión (“noches de gloria” en “Enlaces”) que ponía un desfile de “milagros” de la gente común, presentado por un televangelista guatemalteco que no dejaba de hablar, donde se veía el júbilo de la gente por salir en tele. Me acuerdo que pensé en el éxito de la telerealidad donde los narcisos de a pie se admiran

Je mes souviens que j’étais fasciné par cette chaîne télé (« nuit de gloire » sur « Enlaces=Le lien ») qui montrait un défilé d e « miracles » des petites gens, présenté par un télévangéliste guatémaltèque qui n’arrêtait pas de parler, où on voyait la jubilation des gens de passer à la télé. Je me souviens avoir pensé au succès de la téléréalité où les narcisses du peuple  s’admirent.

milagro2 milagro1 milagro« Nuit de gloire. Viens et demande à Jésus ton miracle »

***

Me acuerdo que me explicó el jardinero del hotel que los evangelistas saturaban el espacio sonoro de todo el pueblo con megáfonos tres a cuatro veces al día pero que a él, el católico, no le molestaba porque ”lo importante es tener a Jesús”.

Je me souviens que le jardinier de l’hôtel m’expliquait que les évangélistes saturaient l’espace sonore de tous les villages avec leur mégaphone trois ou quatre fois par jour mais que lui, le catholique, ça ne le dérangeait pas car « l’important c’était d’avoir Jésus »

***

Solo vi uno así, diferente:

Je n’ai vu que ça de différent :

guatemala-verapaz_de_lanquin_a_cahabon62« je travaille par amour de mon village/peuple »

guatemala-verapaz_de_lanquin_a_cahabon65Le reste du temps c’est ça:

El resto del tiempo es eso:

guatemala-atlantico_canon_rio_dulce28 DSCN7581 guatemala-atlantico_puerto_barrios17« Benissons Jehova » « cadeau de dieu » – « foi en Dieu »

guatemala-atlantico_rio_dulce18« en ayant foi en Dieu- Jésus Christ vie »

guatemala-guate2« imbattable. Il est arrivé pour celui ou celle que tu pleurais »

guatemala-guate18***

Recuerdo que encontramos a un guatemalteco que tenía sus dos hijos en Francia (París y Monpellier), una persona algo exuberante. Cuando era joven, al igual que toda la muchedumbre  reunida en un valle concreto para rezar ante el reciente « milagro » de las siete de la tarde, vio claramente a unos extraterrestres que pasaban cada día con sus luces. Levantó los brazos al cielo y clamó: »si vienen en son de paz, aquí me tienen » o algo así. Resulta al final que las luces eran las de los helicópteros de la DEA (antidroga gringa) que volvían en vuelo rasante a su base, cada día  a las siete de la tarde, cuando ya es de noche.

Je me souviens avoir rencontré un Guatémaltèque qui avait ses deux enfants en France (Paris et Montpellier), une personne un peu exubérante. Quand il était jeune, comme toute la foule réunie dans une vallée en particulier pour prier face au « miracle » de sept heures du soir, il vit des extraterrestres qui passaient avec leurs lumières. Il leva les bras au ciel et clama : « si vous venez avec des intentions pacifiques, vous pouvez me prendre » ou quelque chose comme ça. En fait on a su plus tard que les lumières étaient celles des hélicopères de la DEA (antidrogue étasunienne) qui revenaient en rase-motte à leur base, chaque jour à sept heures du soir, quand il fait déjà nuit.

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Me acordé de un texto que no conseguí encontrar donde un autor se preguntaba adónde iban estos indígenas que desde la Tierra del Fuego hasta México siempre están andando (¿Te suena?. Me acuerdo que cualquier sea el sitio siempre se ve a indígenas andando en la cuneta de la carretera.

Je me souviens d’un beau texte que je n’arrive pas à trouver où l’auteur se demande où vont ces indiens qui, de la Terre de Feu au Méxique, sont toujours en train de marcher (ça vous dit quelque chose ?). Je me souviens que quel que soit l’endroit il y a toujours des indigènes qui marchent sur le bas côté de la route.

guatemala-verapaz_de_lanquin_a_semuc_champey1***

Me acuerdo de un dibujo de los años 1980 de Plantu, el dibujante de prensa del diario francés Le Monde, que ilustraba la situación en América latina. Se veía al tío Sam subido en la espalda de un pobre latinoamericano subido en la espalda de un indígena subido en la espalda de una indígena. Parece que las cosas cambian a velocidad más bien lenta.

Je me souviens d’un dessin des années 1980 de Plantu, le dessinateur du quotidien Le Monde, qui illustrait la situation en Amérique latine. On y voyait l’oncle Sam monté sur le dos d’un pauvre latino-américain lui même monté sur le dos d’un indigène lui même monté sur le dos d’une indigène. Il semble que les choses changent à vitesse plutôt lente.

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Me acuerdo de este asombro del libro guía ante la experimentada afabilidad y cortesía de la gente en el trato, y el contraste con el grado extremo de violencia presente en la sociedad.

Je me souviens de cet étonnement du guide touristique sur l’affabilité et la courtoisie des gens, ce que nous avons pu vérifier, et le contraste avec le degré de violence présent dans la société.

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Me acuerdo de aquellos perros en El Remate que vagaban sin rumbo buscando la sombra y que parecían haber olvidado hasta quiénes eran. Ni se movían cuando venía un coche y estaban en medio de la carretera

Je me rappelle de ces chiens à El Remate qui vaquaient sans but en cherchant l’ombre et qui semblaient avoir oublié jusqu’à qui ils étaient. Ils ne bougeaient même pas quand venait une voiture et qu’ils étaient au milieu de la route.

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Me acuerdo que por la noche en Lanquín los perros se pelean fuerte, aullan y despertan a los gallos cuyo cantar (¿quién dijo que los gallos cantan por la mañana?) excitan a los perros, etc.

Je me rappelle que la nuit à Lanquin les chiens se battent entre eux avec acharnement, hurlent et réveillent les coqs dont le chant (qui a dit que les coqs chantent le matin ?) excitent les chiens, etc.

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Me acuerdo que entre El Remate y Flores, en esta carretera muy concurrida y llena de baches, miraba por el cristal del microbús a ver si reconocía en el paisaje algún animal, alguna raza de vaca, algún tono de verde, alguna forma de árbol que se pareciera a algo de los paisajes franceses o españoles. Nada. No encontré nada parecido. Emocionante y satisfactorio.

Je me souviens que entre El Remate et Flores, sur cette route très passante et pleine de nids de poules, je regardais par la fenêtre du microbus pour voir si je reconnaissais dans le paysage quelque animal, quelque race de vache, un ton de vert, une forme d’arbre connue qui ressemblerait à quelque chose des paysages français ou espagnols. Rien. Je n’ai trouvé rien qui ressemblait. Émouvant et satisfaisant.

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Me acuerdo que los campesinos siempre llevan un machete y la usan para cortar sin distinción una madera como la hierba en el suelo. Me acuerdo que no vi a ninguna mujer con machete. ¿Conoces la jubilatoria peli « machete » ?

Je me souviens que les paysans portent toujours une machette et l’utilisent pour couper sans distinction du bois comme de l’herbe au sol. Je me souviens que je n’ai vu aucune femme avec une machette. Vous connaissez le jubilatoire film « machete » ?

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Me acuerdo de mi asombro sobre el que exista un enorme iglesia privada inaccesible al público. Está en medio de Guate y pertenece a una de las 14 familias que poseen toda la economía del país.

Je me souviens de mon étonnement qu’il existe une énorme église privée inaccessible au public. Elle est en plein Guate et appartient à l’une des ces 14 familles qui possèdent toute l’économie du pays.

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Me acuerdo que pensé en las imágenes del esplendor ajado de la Habana cuando paseamos por Guate en la zona 1.

Je me souviens avoir pensé aux images de la splendeur passée de La Havane quand nous nous sommes promené à Guate dans la zone 1.

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Me acuerdo que no parábamos de reírnos cuando mi amigo C. nos contó y nos enseñó al “tío 3 en 1” que así lo llaman en el barrio, referencia a un programa estadounidense antiguo de los “tres chiflados” (algo parecido a los hermanos Marx).

Je me souviens que nous n’arrêtions pas de rire quand mon ami C. nous a raconté et nous a montré « l’homme 3 en 1 », comme ils l’appellent dans le quartier, référence à un vieux programme étasunien fort célèbre au Guatemala  « les 3 fous » (un peu la même chose que les  Marx Brothers).

Pues nuestro hombre es los tres chiflados en uno, los tres a la vez:es un pordiosero loco que no quiere vestir más que uniformes y que se pasa el día cerca de una iglesia hablando y cantando. Lxs habitantes le dan los uniformes que pueden encontrar, a veces un poco estrafalario. A veces lxs forasterxs le piden información o que intervenga para desenmarañar los problemas de tráfico del cruce de la iglesia. Y lo hace. Puro “Realismo mágico”.

Donc notre homme c’est les 3 fous de l’émission mais en une seul personne, les 3 à la fois : c’est en fait un mendiant simple d’esprit qui ne veut s’habiller qu’en uniforme et qui passe sa journée près d’une église à parler et chanter. Les habitant.es lui donnent les uniformes qu’ils et elles peuvent trouver, parfois un peu farfelus. Parfois les gens qui ne sont pas du quartier lui demandent des informations ou d’intervenir dans la circulation du carrefour de l’église pour démêler les bouchons. Et il le fait ! Pur « réalisme magique ».

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Me acuerdo del contraste entre el nivel de vida de la población y los fondeaderos de lujo de los yates y que entre ellos estaba el del presidente actual de Guatemala.

Je me souviens du contraste entre le niveau de vie de la population et  les mouillages de luxe des yachts et que parmi eux il y avait celui du président actuel du Guatemala.

guatemala-atlantico_rio_dulce35 guatemala-atlantico_rio_dulce26***

Me acuerdo que el pueblo de Río Dulce, fuera de los fondeaderos de lujo, es sobre todo un puente, una carretera y el ruido continuo de los camiones.

Je me souviens que le village de Río Dulce, hormis les mouillages de luxe, se résume surtout à un pont, une route et le bruit continu des camions.

guatemala-atlantico_rio_dulce23 guatemala-atlantico_rio_dulce17 guatemala-atlantico_rio_dulce11y un castillo contra los piratas

Et un château contre les pirates

guatemala-atlantico_rio_dulce30***

Me acuerdo que en Livingston era la primera vez que veía tantos pelicanos y que no me cansaba de admirar su vuelo que me evocaban la gracia del pájaro de Arzak del genio Moebius.

Je me souviens qu’à Livingston c’était la première fois que je voyais tant de pélicans et que j’adorais admirer leur vol qui m’évoquait la grâce de l’oiseau d’Arkaz du génial Moebius.

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Me acuerdo que los años de guerrilla y de matanzas militares algunxs lo llaman “los años de la guerrilla” otrxs más politizados y más cercano a la realidad dicen “el conflicto armado”. Era yo el único que decía “cuando la dictadura”.

Je me souviens que les années de guérilla et de tueries militaires, certain.es les nomment « les années de guérilla » d’autres plus politisé.es et plus proches de la réalité « le conflit armé ». J’étais le seul à dire « les années de dictature »

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Me acuerdo que empecé a comprometerme en política en los años 80 en comités de solidaridad con la revolución en América central y en particular con la revolución sandinista en Nicaragua:”¡Sandino vive, la lucha sigue!”. Si NIcaragua venció, Salvador vendecerá. Me acuerdo que me sabía de memoria las canciones de Mejía Godoy:

Je me souviens que j’ai commencé à m’engager politiquement dans les années 1980 dans les comités de solidarité avec la révolution en Amérique centrale et en particulier avec la révolution sandiniste du Nicaragua « Sandino vive, la lucha sigue » « si le NIcaragua a vaincu, Le Salvador vaincra ». Je me rappelle que je savais par coeur les chansons de Mejia Godoy:

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Me acuerdo que me impresionó el número de muertxs masacradxs en aquellos años por la dictadura militar. Me acuerdo que en este pueblo no vi ni un militar ni un policía nacional ni alambres.

Je me souviens que j’ai été impressionné par le nombre de mort.es massacré.es pendant ces années. Je me souviens que dans ce village je n’ai vu ni militaire ni police nationale ni fils de fer barbelés.

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« La justice se chargera d’écrire dans cet espace les noms des responsables de faits de violence qui causèrent souffrance et traumatisme à des miliers de familles de ce village »guatemala-verapaz_de_lanquin_a_cahabon47 guatemala-verapaz_de_lanquin_a_cahabon48 guatemala-verapaz_de_lanquin_a_cahabon49

Y en Guate:

Et à Guate :guatemala-guate173« Un membre de ta famille est un.e disparu ? Avec son ADN on vous identifiera.

Nous les avons déjà trouvé.es »

.

guatemala-guate69 guatemala-guate70 guatemala-guate25« Où sont les disparu.es ? »

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Me acuerdo que al llegar a Puerto Barrios…

Je me souviens qu’en arrivant à Puerto Barrios…

guatemala-atlantico_puerto_barrios23…pensé en la siniestra compañía gringa United Fruit Company, en la expresión inventada allí de « república bananera » y me acuerdo que pensé que tenía que alertar a lxs que no leyeron“cien años de soledad” que les faltaba una experiencia de lectura inolvidable.

… j’ai pensé à la sinistre compagnie étasunienne United Fruit Company, à l’expression inventée là de » république bananière » et je me souviens que j’ai pensé que je devais alerter celles et ceux qui n’ont pas lu « cent ans de solitude » qu’il et elle leur manque une expérience de lecture inoubliable.

Hoy ya no hay ningún tren en Guatemala (solo un museo). Los nombres de las compañías cambiaron, los « trenes » también.

Aujourd’hui il n’y a plus de trains au Guatemala (juste un musée). Les noms des compagnies ont changé, les « trains » aussi.

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Me acuerdo que encontré bajo el asfalto restos de la vía de ferrocarril del que habla Gabriel García Márquez en aquel libro y que tuve sabor a sangre en la boca a pesar del espectáculo de la vida.

Je me souviens que j’ai trouvé sous le bitume des restes de la voie de chemin de fer dont parlait Gabriel Garcia Marquez dans ce fameux livre et que j’ai eu un goût de sang dans la bouche malgré le spectacle de la vie.

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« Halte. regardez, écoutez. passage de voie ferrée »

.

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Me acuerdo que al sobrino Gabo le dieron este nombre en honor al apodo de García Márquez.

Je me souviens que le neveu s’appelait Gabo en l’honneur de Garcia Marquez.

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Me acuerdo que su madre fue Miss de una región de Guatemala..

Je me souviens que sa mère fut Miss d’une région du Guatemala.

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Me acuerdo que no entendía que la palabra “invierno” servía para calificar el periodo entre mayo y octubre cuando llueve por la tarde en aquel país de la primavera permanente.

Je me souviens que je ne comprenais pas que le mot « hiver » servait pour qualifier la période entre mai et octobre quand il pleut l’après midi dans ce pays du printemps permanent.

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Me acuerdo del polvo que tuvimos que aguantar durante decenas de kilómetros, prisionerxs de la noria de camiones que transportan el nikel y otros metales que hace desaparecer los montes para el beneficio de las compañías extranjeras y para la damnificacion de la población local.

Je me souviens de la poussière qu’on a du supporter pendant des dizaines de kilomètres, prisonnier.es de la noria de camions qui transportaient le nickel et autres métaux qui font disparaître les montagnes pour le bénéfice des compagnies étrangères et pour la damnation des populations locales

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Me acuerdo que siempre existió comunistas ortodoxos y social demócratas que pregonan que hay que favorecer una burguesía nacional cuando ya se sabe de sobra que el billete verde no tiene ni patria ni moralidad.

Je me souviens qu’il a toujours existé des communistes orthodoxes et des sociaux démocrates qui prônent qu’il faut favoriser une bourgeoisie nationale quand on sait pertinemment que le billet vert n’a ni patrie ni morale.

***

Me acuerdo del bonito balneario de Lestor con sus numerosos restaurantes cerrados que “no tiene quien le escriba”.

Je me souviens de la jolie station balnéaire de Lestor avec ses nombreux restaurants fermés qui n’avaient « pas de lettre » (« Pas de lettres » pour qui ?)

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Me acuerdo de las últimas frases del libro « El coronel no tiene quien le escriba »:

« La mujer se desesperó.
-Y mientras tanto qué comemos -preguntó, y agarró al coronel por el cuello de la franela. Lo sacudió con energía-. Dime, qué comemos.
El coronel necesitó setenta y cinco años -los setenta y cinco años de su vida, minuto a minuto- para llegar a ese instante. Se sintió puro, explícito, invencible, en el momento de responder:
 -Mierda. »

Je me souviens des derniers mots du livre « Pas de lettre pour le colonel » (la mauvaise traduction est de moi)

« Sa femme était désespérée.

– Et en attendant qu’est-ce qu’on mange – demanda-t-elle, et elle attrapa le colonel par le cou de flanelle. Elle le secoua énergiquement. -. Dis-moi, qu’est-ce qu’on mange.

Le colonel eut besoin de soixante cinq ans – les soixante cinq années de sa vie, minute après minute – pour arriver à cet instant. Il se sentit pur, explicite, invencible, au moment de répondre :

– de la merde. »

***

Me acuerdo que primero me dio vértigo cuando me contaron que para que te operen, unx primero tiene que encontrar sangre compatible entre los familiares, amigxs o comprar el servicio de donantes compatibles. Luego me dio rabia al pensar en todxs lxs hijoputas que se empeñan sin cesar en derribar la seguridad social y los servicios públicos en Europa para fomentar los beneficios de los amiguetes millonarixs. Homicidio con arma política.

Je me souviens que j’ai d’abord été pris de vertige quand on m’a raconté que pour être opéré.e on doit d’abord trouver soi-même du sang compatible parmi ses proches, ses ami.es ou acheter les services de donneurs et donneuses compatibles. Ensuite j’ai ressenti de la rage contre tous ceux qui passent leur énergie à détruire la sécurité sociale et les services publics en Europe pour accroître les bénéfices de leurs petit.es ami.es millionnaires. Homicide par arme politique.

***

Me acuerdo que nos reímos al ver a esos civiles imbéciles que se entrenaban en el parque a desfilar para una celebración cualquiera considerando que la mayor prueba de virilidad es negar su individualidad en una unidad de descerebrado uniformes.

Je me souviens qu’on a ri en voyant ces civils imbéciles qui s’entrainaient à défiler dans un parc pour une célébration quelconque en considérant que la plus grande preuve de virilité c’est de nier son individualité dans une unité de décérébrés uniformes.

Captura de pantalla de 2014-09-13 01:06:55
Les patriotes – georges brassens por loursoad

La canción de G. Brassens empieza diciendo (y luego es el mismo discurso) :
« Los inválidos nuestros, la otra cara de sus medallas
No es de no poder seguir más a las chicas, caguendios
sino de no poder volver al campo de batalla
el ramo del olivo nunca será nuestro símbolo »

***

Je me souviens qu’il me semblait impossible que Saint Exupéry se soit inspiré du Guatemala pour écrire certains épisodes du Petit Prince. Vérifications faites, c’est tout à fait possible, voire probable, Il se serait inspiré notamment des volcans qui bordent La Antigua.

Me acuerdo que me parecía imposible que Saint Exupéry se haya inspirado en Guatemala para escribir algunos episodios del Principito. Verifiqué y es completamente posible e incluso probable. Se hubiera inspirado entre otras cosas de los volcanes que lindan La Antigua.

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Je me souviens de cet hôtel où nous étions les seul.es client.es. Au menu le soir nous avions le choix entre poulet ou… poulet. Le lendemain on pouvait choisir entre poisson ou.. poisson. C’était délicieux.

Me acuerdo de aquel hotel donde no había clientes que nosotroxs. En el menú de la cena nos daban a elegir entre pollo o… pollo. Al día siguiente era pescado o … pescado. Era delicioso.

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Me acuerdo de las fiestas de un pueblo que atravesamos en pick up donde tres marimberos tocaban ante la muchedumbre del pueblo mientras dos tipos disfrazados se estaban dando de hostias.

Je me souviens des fêtes d’un village traversé en pick up où trois “marimberos” jouaient devant la foule villageoise pendant que deux types déguisés se tapaient dessus.


***

Me acuerdo que sacaba fotos de las tiendecitas que había también en los lugares aparentemente más deshabitados. Pura alegría de colores. Me acuerdo que al ver mis fotos me di cuenta que el monte estaba superpoblado.

Je me souviens que je photographiais les petites boutiques qu’il y avait aussi dans les lieux apparemment les plus inhabités. Une pure joie de couleurs. Je me souviens qu’en voyant mes photos je me suis rendu compte que les montagnes étaient surpeuplées.

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En un pueblucho vimos a una agrupación de gente que esperaba. Había una carrera de correr a la que participaba la gente de todas las edades e incluso algunas que otras mujeres. El único campeón olímpico de Guatemala es un maratoniano. El deporte, abastecedor oficial de superhéroes y de patriotismo.

Dans un petit village on a vu une regroupement de gens. Il y avait une course à pied à laquelle participaient des gens de tous âges et même quelques femmes. Le seul champion olympique du Guatemala est marathonien. Le sport, fournisseur officiel de super héros et de patriotisme.

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Je me souviens de ce jeune métis à l’embarcadère de Flores où, le soir, des femmes vendent des tostadas (petites galettes craquantes recouverte de ce qu’on veut manger) sur le trottoir. J’étais assis à côté de ce jeune métis, de sa compagne et de son fils de deux ans. On a échangé de père à père. On est tombé d’accord pour dire que le machisme était colporté aussi par les femmes quand elles veulent systématiquement « aider » un homme qui s’occupe des aspects les moins valorisés de l’éducation d’un enfant (changer les couches, faire les courses avec le petit, l’habiller, etc.). Il m’a raconté qu’il faisait partie d’un « programme » contre le machisme. Il a du partir et je n’ai pas pu lui demander ce qu’était un « programme ». J’ai perdu de vue cette perle rare. « Perle rare » pas seulement au Guatemala.

Me acuerdo de aquel joven mestizo en el embarcadero de Flores donde, al anochecer, en la acera, unas mujeres venden tostadas (tortillas de maíz crujientes donde se pone encima lo que le apetezca a unx). Estaba sentado al lado de aquel joven mestizo, de su compañera y de su hijo de dos años. Intercambiamos de padre a padre. Estuvimos de acuerdo para decir que el machismo lo vehiculaban también las mujeres cuando sistemáticamente quieren ayudar a los hombres que se encargan de los aspectos menos valorizados de la educación de los hijxs (cambiar los pañales, hacer las compras con el hijo, vestirle, etc.). Me contó que él seguía un “programa” contra el machismo. Tuvo que marchar y no tuve tiempo de preguntarle lo que era un “programa”. Perdí de vista aquella perla, y no solo en Guatemala.

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Me acuerdo que el tema de actualidad en los diarios, justo antes de que llegáramos a Guatemala, era el incremento enorme del número de menores de edad guatemaltecxs que emigraban clandestinamente a EEUU. Por la pobreza, para juntarse con familiares y, eso era lo más novedoso, para escapar de la violencia en los barrios pobres. Había muchas víctimas : deshidratación en los desiertos fronterizos, extorsiones, violaciones, asesinatos por el tráfico de órganos, etc). El gobierno fue a pedir órdenes a Barak que se limitó a expulsar a destajo. El gobierno guatemalteco, muy valiente, hizo una campaña publicitaria para explicar a lxs pobres que era mejor que se quedara pudriéndose en su barrio o en su pueblo.

Je me souviens que l’actualité dans les quotidiens, juste avant qu’on arrive, portait sur l’augmentation énorme de nombre d’enfants Guatemaltèques qui émigraient clandestinement aux États Unis.. À cause de la pauvreté, pour rejoindre de la famille et, c’est la nouveauté, pour échapper à la violence des quartiers pauvres. Il y avait beaucoup de victimes : déshydratation dans les déserts frontaliers, racket, viols, assassinat pour le trafic d’organes, etc. Le gouvernement est allé aux États Unis pour demander des ordres à Barak qui s’en tint à multiplier les expulsions. Le gouvernement guatémaltèque, courageusement, fit une campagne publicitaire pour expliquer aux pauvres qu’il valait mieux qu’ils et elles pourrissent dans leur quartier et leur village.

guatemala-guate116« Je croyais que c’était facile que mon fils obtienne des papiers au nord. Ce n’était pas vrai. Nos enfants sont le futur : protégeons-les »

***

Je me souviens m’être posé la question en croisant un couple de touristes étatsunien.nes radieux qui s’en allait de Siete Altares en bateau :

Me acuerdo de haberme planteado la pregunta al cruzar a una pareja de turistas estadounidenses radiantes que se iban de Siete Altares en lancha:

guatemala-atlantico_livingston50avons-nous toujours raison de toujours voir les choses dans tout leur aspect ? Est-ce une bonne chose, parce qu’on est venu à pied et non en bateau comme les touristes, de voir ces kilomètres de plages pollués, de remarquer que la mer est une poubelle ?

¿siempre tenemos razón de ver siempre las cosas en todos sus aspectos? Nos conviene, por venir andando y no en barco como lxs turistas, ver esos kilómetros de playas contaminadas, de notar que el mar es una basura?

guatemala-atlantico_livingston55 guatemala-atlantico_livingston54 guatemala-atlantico_livingston47Que les beaux « chiken bus »

Que los bonitos “chiken bus”

guatemala-guate53renvoient une fumée noire et asphyxiante ?

 echan un humo negro y asfixiante.

guatemala-guate176 guatemala-guate175Que las publicidades representan siempre a lxs blancxs que sin embargo representan solo el 1% de la población?

Que les publicités représentent toujours les blancs qui ne sont pourtant que 1% de la population.

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Me acuerdo de esta autopista (la otra es de pago) donde se cae el monte cada tantos kilómetros porque las empresas cobraron por los estudios de terreno pero nunca los hicieron.

Je me souviens de cette autoroute (l’autre est payante) où la montagne s’écroule en de nombreux endroits parce que les entreprises qui ont encaissé les travaux d’étude de terrain ne les ont jamais faits.

***

Me acuerdo que en la carretera de muchos turistas a Tikal, tres días después de que pasáramos, los habitantes cortaron el tráfico durante horas para pedir soluciones a las instituciones y significarles que ya estaba bien, que estaban hartxs de arreglar ellxs mismxs la carretera, que no podían con tantos baches. Claro que salió en los medios de comunicación algún pelotillero para explicar que exageraban y que no se podía tolerar una protesta tan poco publicitaria: el pueblo no puede tener razón.

Je me souviens que sur la route très touristique vers Tikal, trois jours après notre passage, les habitant.es ont coupé la circulation pendant des heures pour demander des solutions aux institutions et leur signifier que c’en était assez, qu’ils et elles en avaient marre de réparer eux-même la route, qu’ils et elles n’y arrivaient plus face à tant de nids de poule. Bien sûr un beni-oui-oui  est intervenu dans les médias pour expliquer qu’ils et elles exagéraient et qu’on ne pouvait tolérer une protestation si peu publicitaire : le peuple ne peut avoir raison.

***

Me acuerdo que ni siquiera me sorprendió aprender, al final de nuestra estancia de casi cuatro semanas, que la propaganda del partido llamado “Líder” presente en todo Guatemala, en los árboles, tiendecitas y muros de todas las carreteras, era de un político que en toda lógica iba a ser el próximo presidente de Guatemala al año que viene, que iba a basar su discurso sobre la inseguridad y la vuelta de la pena de muerte, que lo financiaban los narcos (el narcotráfico) y que ya se había comprado decenas de diputadxs electos bajo otra etiqueta.

Je me souviens que je n’ai même pas été surpris d’apprendre, à la fin de notre séjour de presque quatre semaines, que la propagande du parti nommé « Lider » présent dans tout le Guatemala , sur les arbres, les petites magasins et les murs tout au long de toutes les routes, était celui d’un politicien qui logiquement allait être le prochain président du Guatemala , qu’il allait fonder  son discours sur l’insécurité et le retour de la peine de mort, que ce sont les narcotrafiquants qui le finançaient et qu’il s’était déjà acheté des dizaines de député.es élu.es sous d’autres étiquettes.

guatemala-pacifico_monterico40 guatemala-pacifico_monterico44 guatemala-pacifico_monterico39 guatemala-pacifico_monterico42***

Je me souviens d’un film documentaire sorti en France dans les salles de ciné en 2009 tourné au sein d’une « mara », ces bandes de miséreux criminels.les inspiré.es par leur expérience criminogène de Los Angeles, qui rackettent et tuent surtout les gens d’en bas. Le reportage se passe au Salvador voisin du Guatemala mais c’est strictement la même chose. Les pauvres volent les pauvres. Alors que la meilleure solution, la plus efficace, la plus juste mais la plus risquée, consiste à récupérer notre argent dans les poches trop pleines des nantis.

Me acuerdo de un documental que salió en Francia en los cines en 2009, rodado en el interior de una « mara », esas pandillas de míserxs criminales que se inspiraron de su experiencia criminógena de Los Àngeles, que extorsionan y matan, sobre todo, a la gente de a pie. El documental se desarrolla en El Salvador vecino de Guatemala pero pasa exactamente lo mismo. El pobre roba al pobre. A pesar de que la mejor solución, la más eficaz, la más justa pero la más arriesgada, consiste en recuperar nuestro dinero en el bolsillo demasiado lleno de lxs pudientes.

C’est la bande annonce :

Es el trailer:


LA VIDA LOCA – BANDE-ANNONCE por baryla

En français, un reportage de Canal + édifiant se déroulant au Guatemala

***

Je me souviens avoir été convaincu par ce reportage qui démontre que le réalisateur du film fut tué peu après par un membre des maras mais que l’assassinat fut commandité par le chef de la police avec la complicité du chef du parti d’extrême droite au pouvoir alors.

Me acuerdo que me convenció aquel documental que demuestra que el director de aquella película lo mató un miembro de las maras, poco después de la salida de la peli, pero que el asesinato era un contrato del jefe de la policía con el jefe del partido de extrema derecha al poder en aquel entonces. (es en francés)


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Me acuerdo que a pesar de unas relaciones sociales pésimas, estábamos de acuerdo para pensar que, de todo los países que visitamos (Líbano, Turquía, Vietnam, Croacia, Italia, Portugal, Hungría y, claro, el estado español) aquel era el país que más nos fascinó. También es cierto que lo visitamos a la lumbre de una dulce amistad:esto no tiene precio.

Je me souviens que malgré des relations sociales merdiques, on était d’accord pour penser que, de tous les pays que nous avons visités (Liban Turquie, Vietnam, Croacie, Italie, Portugal, Hongrie et, bien sûr, l’État espagnol) c’était celui qui nous avait le plus fasciné. Il est vrai aussi que nous l’avons visité dans la douce chaleur de l’amitié : ça n’a pas de prix.

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